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 [Harry Potter] Les Flambeau Rouge

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Ozak
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MessageSujet: [Harry Potter] Les Flambeau Rouge   Sam 23 Déc - 6:25




les Flambeau Rouge a écrit:
Les Flambeau Rouge est une fan-fiction inspirée de l'oeuvre monumentale Harry Potter, de J.K. Rowling.
Pour résumer brievement, les Flambeau Rouge suit le parcours d'une équipe française de Quidditch du même nom.
Mêlant adrénaline (de part les rencontres compétitives) et enquêtes improbables dans le cadre d'une France sorcière inédite, les Flambeau Rouge offre un aperçu du potentiel magique que renferme notre cher pays.

Les sorciers sont parmi nous autres Moldus...
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Ozak
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MessageSujet: Re: [Harry Potter] Les Flambeau Rouge   Sam 23 Déc - 6:25

CHAPITRE 1
Le Match


Il fusait à toute allure, ignorant le frottement de l’air sur son visage et ses vêtements meurtris. Le balai était parcouru de secousses infernales et son chevaucheur devait se cramponner au mieux. Perçant le ciel dans un éclair rouge, la ligne de chêne massif vibrait dangereusement. Mais pour rien au monde le joueur n’aurait lâché prise, si près du but. Devant lui tombait une balle rougeâtre, faite de cuir. Ce projectile qu’on nommait le Souaffle était l’objet de convoitise de tous les poursuiveurs d’une équipe de Quidditch. Il s’agissait du sport des sorciers, le seul à avoir gagné autant d’adeptes et d’amateurs. Il régissait d’une règle fondamentale : marquer des points en volant sur un balai. Ainsi, à califourchon sur un manche de bois, les joueurs se faisaient des passes, dans le but de se diriger vers les anneaux adverses. Ces derniers cercles de métal étaient les zones de but, fixés sur des piliers de quinze mètres de hauteurs et au nombre de trois, par bord. Chacun des trois anneaux des deux camps étaient séparés de cent cinquante mètres de longueur, et protégés par un gardien dans chaque équipe. Le Quidditch se pratiquait dans un stade habituellement large de cinquante cinq mètres. Il comptait, en plus des poursuiveurs (au nombre de trois) et d’un gardien : deux batteurs et un attrapeur. Les batteurs, avec leur batte enchantée, frappaient dans une balle teigneuse appelée Cognard, dont le principal objectif était de foncer violemment sur le joueur le plus proche. L’attrapeur, quant à lui, devait se focaliser sur une balle en particulier, la plus importante : le Vif d’Or. Similaire au Vivet Doré, un oiseau aux mouvements furtifs et au plumage aussi jaune que l’or, le Vif d’Or était une balle de la taille d’une noix dans l’emprise octroyait cent cinquante points à l’équipe, pratiquement certaine de gagner la partie. Mais en cet instant, le poursuiveur Aurélien Châtelain était bien plus préoccupé de s’emparer du Souaffle pour gagner dix points en le dépêchant dans les buts adverses.

Il regarda derrière lui, une silhouette noire le suivait de près en direction de la balle qui semblait tomber au ralenti ; sûrement dû à un enchantement. Quand il détourna son regard de son poursuivant, Aurélien sentit des larmes entourer ses yeux. La vitesse était donc telle qu’elle aveuglait légèrement les joueurs, en rendant floues leur vision. Le jeune garçon devait avoir environ dix-huit ans, les cheveux châtain sombre lui perlant les joues. Il était vêtu d’un uniforme de joueur de Quidditch régional. Il portait une veste rouge écarlate et un pantalon noir. En plus d’être équipé de protections en cuir brun, brodé de rouge, aux tibias, genoux, avant-bras et mains (sans parler des imposantes épaulières), il possédait une fine cape rouge sombre, dépourvue de manche, sur laquelle était discernable l’emblème d’une torche au bois brun muni d’une ligne rouge, dont la flamme orangée semblait belle et bien en activité. Sur le dessin de ce magnifique flambeau, était lisible le numéro 02, qui s’affichait étonnamment dans un jeu d’apparition/disparition. D’ailleurs, c’était ce même numéro que le poursuivant de noir vêtu observait et ce même numéro que la foule voyait apparaître sur un immense panneau du stade, représentant les actions les plus intéressantes du jeu.

En bas à droite du panneau étaient affichés les scores, dans un savant mécanisme de comptage de points. Les noms Ouragan d’Avignon et Flambeau Rouge étaient inscrits au dessus des deux scores. L’un concernait les Ouragans avec 120 points, l’autre dépendait des Flambeau Rouge. Ces derniers avaient le modeste résultat de 90 points. Malheureusement pour Aurélien Châtelain, il n’était pas dans l’équipe avantagée. Non ! C’était le fier capitaine de l’équipe des Flambeau Rouge, représentant dignement le baillage de Piémont lors des qualifications pour la Coupe de la Ligue des Marches, aussi appelées Tournoi Français. En France, comme ailleurs, on suivait avec attention le Quidditch ; et en attendant l’incontournable Coupe du Monde, les sorciers français se divertissaient grâce à la Ligue des Marches, le plus important des tournois officiels français interbaillages. Les baillages étaient, en fait, une séparation régionale du territoire sorcier de France (comprenant aussi la Belgique, le Luxembourg, une partie des Pays-Bas, une partie de l'Allemagne, la Suisse, une partie de l'Italie, une partie de l'Espagne et l'Andorre). En tout, on comptait vingt-cinq baillages répartis sur tout le territoire français, eux-mêmes répartis dans trois grands ensembles géographiques : les Marches, au nombre de trois. Régulièrement, tous les deux ans et demi, avait lieu la fameuse et tant attendue Ligue des Marches. Néanmoins, toutes les équipes ne pouvaient pas participer à ce tournoi. En effet, organiser la plus haute compétition française en faisant intervenir vingt-cinq équipes était ridicule. Ainsi on créa le Tournoi Français au terme duquel seize équipes, seulement, étaient sélectionnées. Théoriquement, on devait compter une équipe par baillage. Du moins, à chaque tournoi, une seule équipe représentait sa région. Pour les Flambeau Rouge, il s’agissait de la région Piémont (comportant également une partie de l’Italie, dont Turin et une partie de la Suisse). Sa capitale reconnue était Aoste. Toutefois, bien qu’étant le plus grand baillage de France (avec près de 82 700 kilomètres carrés), la région Piémont était sans conteste la moins peuplée et comptait le piètre nombre de soixante-deux habitants sorciers. Cependant, parmi ses rares résidants, se trouvaient les sept joueurs d’une des plus remarquables équipes de Quidditch de France, encore fallait-il qu’ils gagnent ce match.

À présent, le Souaffle tomba au creux des mains du poursuiveur Aurélien Châtelain qui dévisagea son adversaire. Après un bref regard vers sa coéquipière Noémie Garnier, le poursuiveur de dix-huit ans propulsa de sa main droite la balle qui partit immanquablement vers la jeune femme. Une fois l’acquisition effectuée sans obstacle, la poursuiveuse s’élança vers le camp adverse, esquivant les menaces des poursuiveurs des Ouragans, ignorant leurs Cognards. Aurélien passa derrière un batteur visant Noémie Garnier et assena un puissant coup de pied dans les poils de son balai. Le joueur manqua sa cible et son Cognard assomma le gardien des Ouragans d’Avignon. La jeune fille du Piémont n’eut aucun mal à envoyer son Souaffle à travers l’anneau principal des buts adverses.
« Et dix points supplémentaires pour les Flambeau Rouge, qui passent maintenant à 100 points. Soit à vingt points d’écart avec les Ouragans d’Avignon ! », annonça une voix lointaine mais suffisamment puissante pour avoir été entendue de tous les spectateurs.
Aurélien, le sourire jusqu’aux oreilles, s’immobilisa devant le capitaine des Ouragans : Mathieu Auberger. Celui-ci afficha un sourire narquois et leva sa main, le pouce vers le haut, qu’il fit soudain tomber vers le bas. Derrière Aurélien, les batteurs Olivier Cresson et Nicolas Fils agitaient leur batte en signe d’avertissement. Plus loin, le gardien des Ouragans reprit sa place en lançant le Souaffle à un de ses équipiers. La partie reprenait !

Rémi Fils, le troisième poursuiveur après Aurélien et Noémie Garnier, fonçait vers le porteur de Souaffle tandis qu’Aurélien et Noémie se préparaient à recevoir soi le Souaffle des mains de Rémi soi le pendre de force en formation sandwich au poursuiveur adverse. Malheureusement Rémi fut éjecté de son balai par un batteur des Ouragans et le poursuiveur lâcha le Souaffle au moment d’arriver vers l’embuscade des poursuiveurs des Flambeau Rouge. La balle atterrie dans les mains de Thomas Tisserand – joueur des Ouragans – qui se dirigeait rapidement vers les buts de Jérémy Percheron, le gardien des Flambeau Rouge. Alors que Nicolas Fils – batteur chez les Flambeau Rouge – plongeait vers le sol du terrain pour réanimer son frère Rémi, le deuxième batteur, Olivier Cresson, manqua sa tentative de toucher le poursuiveur Thomas Tisserand. Ce dernier amena son bras droit en arrière, comme s’il armait une catapulte et balança le Souaffle dans un des anneaux de métal que Jérémy n’occupait pas à cet instant. Fort heureusement pour les Flambeau Rouge, le prodigieux gardien sauta dans le vide, son balai à la main, et flanqua une vigoureuse tape dans le Souaffle qui fut propulsé en plein visage de Thomas Tisserand puis renvoyé vers un poursuiveur des Flambeau. Jérémy Percheron remonta rapidement sur son balai, évitant de justesse l’indésirable contact avec le sol, et fit un rapide geste de la main vers son capitaine, Aurélien, tandis que Tisserand essuyait le sang qui coulait de son nez enflé.

Mathieu Auberger, le fougueux capitaine des Ouragans foudroya Aurélien Châtelain du regard. Si ses yeux avaient la faculté de lancer des Avada Kedavra, Aurélien serait très certainement mort sur le coup. Ce qui ne fut pas le cas, bien entendu. D’ailleurs il partait vers le camp des Ouragans avec son Souaffle, bien décidé à marquer le cent dixième point.
Un peu plus loin sur le terrain, Héloïse Belle, dans son rôle d’attrapeuse au sein des Flambeau, scrutait inlassablement le ciel à la recherche du Vif d’Or. Quand soudain, elle l’aperçut ! Il virevoltait autour des piliers en bois soutenant le panneau des scores. Elle regarda l’attrapeur des Ouragans qui semblait regarder totalement à l’opposé. Elle profita ainsi de son inattention pour bondir vers la minuscule balle dorée, désireuse d’offrir cent cinquante points à son équipe.
De son côté, Aurélien lança le Souaffle à Rémi, récemment remis sur pieds, et ce dernier, sautant de son balai, donna une importante frappe du pied, dans la balle de cuir, en direction de Noémie, située juste à côté d’un des anneaux du camp adverse. Quand le Souaffle arriva devant les buts, le gardien des Ouragans se précipita mais Noémie fut plus rapide. Elle retira le Souaffle au moment même où les mains du gardien se refermèrent dans le vide. Ce dernier chutait vers le sol. Mais quand il s’aperçut de son échec, il remonta en flèche vers la poursuiveuse des Flambeau Rouge. Noémie, le Souaffle dans la main droite, le sourire aux lèvres, tendit sa main vers le cercle qu’elle côtoyait et écarta ses doigts. Le Souaffle tomba de l’autre côté de l’anneau, juste avant que le gardien n’arrive en jurant. Puis la poursuiveuse rejoignit ses équipiers qui l’accueillirent en véritable héroïne.
« Les Flambeau Rouge marque leur onzième point ce qui leur donne 110 points. Les deux équipes sont presque à égalité ! », siffla la voix, surexcitée.
Mais, alors que les joueurs des Flambeau portaient leur attention sur le Souaffle remis en jeu, Aurélien s’aperçut que son attrapeuse, Héloïse Belle, volait à la suite du Vif d’Or.
 — Olivier, Nico ! Vous escortez Héloïse ! annonça t-il à l’intention de ses batteurs.
Ces derniers hochèrent la tête et s’élancèrent vers la jeune femme.
Aurélien, Noémie et Rémi partirent, de leur côté, à la rencontre des poursuiveurs adverses.
Olivier Cresson et Nicolas Fils, les batteurs, suivaient comme ils le pouvaient l’acrobate Héloïse Belle, ou virtuose des figures sur balai. Nicolas jeta un coup d’oeil en arrière. L'attrapeur des Ouragans avait enfin comprit et poursuivait le trio des Flambeau, à la chasse du Vif d’Or. Malheureusement pour lui, la formation extravagante des Flambeau avait sa signification. Nicolas fit un signe à son équipier qui tira sur le manche de son balai et s’éleva dans les airs avec un freinage exemplaire. Arrivé derrière l'attrapeur des Ouragans, il chercha un Cognard, et quand il fut pris pour cible par une de ses balles, il l’esquiva d’extrême justesse avant de la renvoyer, aussi fort que possible, sur l’adversaire. L’impact heurta les bras de l'attrapeur qui se cogna le menton contre le manche de son balai, et chancela avant de percuter de plein fouet une tribune.
« Holà ! À ce stade de la compétition, les batteurs sont impardonnables. », observa le commentateur.
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Ozak
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MessageSujet: Re: [Harry Potter] Les Flambeau Rouge   Sam 23 Déc - 6:26

Héloïse Belle était maintenant devant le Vif d’Or, ses doigts le frôlaient. Elle allait y arriver, elle le devait ! C’est alors que Mathieu Auberger, le capitaine adverse, hurla à plein poumon :
— Tranchefoule !
Ses deux batteurs acquiescèrent et se mettaient face aux tribunes. Quand un Cognard leur passa devant, il n’y eut pas de remords. Un des deux batteurs envoya la balle de fer contre les spectateurs.
On entendit alors des exclamations de terreurs puis un coup de sifflet.
— Temps mort ! cria l’arbitre, après son foudroyant coup de sifflet.
Aurélien, qui avait observé la scène de loin, jura.
Une équipe de Médicomages s’élevèrent dans les airs en direction de la tribune touchée, tandis qu’Héloïse referma sa main dans le vide, arrêtant sa traque en pleine conclusion.
Quelques minutes passèrent durant lesquelles chacun des membres des deux équipes se dévisageaient redoutablement ; et quand le coup de sifflet de remise en jeu sonna enfin ; avec toutes les victimes rétablies, l’arbitre se posta devant le batteur des Ouragans.
— Qu’est-ce qui vous a prit Lopez ?! Remise en jeu pour les Flambeau Rouge ! avisa l’arbitre.
Le poursuiveur Thomas Tisserand abandonna sa balle de cuir et la lança violemment à Rémi Fils qui, d’autre part, n’eut aucun mal à la récupérer.
Deuxième coup de sifflet. Les Flambeau s’élancèrent vers les cercles de métal et l'attrapeuse Belle, qui n’avait pas quitté le Vif d’Or des yeux depuis le premier coup de sifflet, se rua à l’autre bout du terrain. Inutile de préciser qu’elle avait l’une des meilleures, pour ne pas dire la meilleure, vues de tous les joueurs réunis sur ce terrain. Cette fois-ci l’attrapeur adverse la suivit immédiatement. L’escorte d’Héloïse ne se fit pas attendre, mais curieusement, l’attrapeur des Ouragans avait aussi la sienne. Les quatre batteurs suivaient ainsi les deux attrapeurs. La poursuite était terrifiante, les secousses et coups d’épaule abominables. Soudain, un Cognard se pointa dans le groupe et Nicolas Fils l’envoya rapidement vers un batteur adverse. Mais il l’esquiva. Maintenant, un deuxième arrivait, et il était pour les Ouragans d’Avignon. La batte guida le Cognard sur le balai d’Olivier Cresson qui se brisa, envoyant le jeune batteur vers le sol.
« C’est un défi acharné pour la victoire ! »
Le groupe qui progressait à la suite du Vif d’Or entendit vaguement le commentateur signaler un nouveau point pour les Flambeau Rouge et un niveau d’égalité parfaite entre les deux équipes. Marque, certainement, de l’absence des batteurs dans les défenses des Ouragans d’Avignon. Toutefois, ces derniers batteurs dépassèrent Fils et on le frappa au visage. Il s’arrêta en pleine course, les mains sur sa figure. À présent Héloïse Belle, faisait face seule, contre un attrapeur et deux batteurs, mais son adversaire principal était bel et bien le Vif d’Or ; le reste ne l’importait guerre. Du moins, elle focalisait surtout son attention sur la petite balle jaune. Elle était sans conteste en pôle position, les doigts au dessus de la noix ailée lorsque deux Cognards la fauchèrent lâchement dans le dos. Elle fut éjectée de son balai et propulsée dans les tribunes. Nicolas eut juste le temps de foncer à son secours, ignorant sa propre douleur, que la main de l’attrapeur des Ouragans d’Avignon se referma sur le Vif d’Or.
Le coup de sifflet final retentit dans tout le stade et la voix du commentateur résonna de part en part :
« Et voici une rencontre qui se termine enfin. Les Ouragans d’Avignon l’emporte avec 270 points contre 120 pour les Flambeau Rouge. Le baillage du Piémont est ainsi éliminé du classement et ne participera pas à la Ligue des Marches. Mais quel beau match ! L’équipe de Provence, les Ouragans d’Avignon, quant à elle… »
Le discours du spécialiste continua, mais les membres des Flambeau Rouge se rendaient compte de leur cuisant échec. Nicolas Fils tenait Héloïse Belle dans ses bras, pendant que des Médicomages tentaient de la réanimer.

C’en était finit ! Ils avaient perdus le match et ne participeraient pas au grand tournoi national de la Ligue des Marches. Aurélien Châtelain et son équipe rejoignirent enfin le sol et aidèrent Olivier Cresson à se tenir debout, avec ce qui restait de son balai de course. Puis ils se dirigeraient ensembles vers le vestiaire des perdants.
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MessageSujet: Re: [Harry Potter] Les Flambeau Rouge   Sam 23 Déc - 6:26

CHAPITRE 2
La taverne des perdants


La Provence. Ce petit bout de baillage paradisiaque, au bord de la mer méditerranée, avait de quoi déraciner vigoureusement quelques piémontais. Bien que le grand baillage du Piémont était situé en frontière de Provence, il n’en restait pas moins éloigné. En effet, l’atmosphère ensoleillée des plages du Sud de la France n’avait pas lieu dans les montagnes ou hautes terres du pourtour du mystérieux massif des Alpes, que les piémontais appelaient Terres de Trolls. Bien sûr, sur les soixante-deux habitants des régions sorcières montagneuses en Piémont, les Trolls étaient d’une grotesque infériorité ; du moins, d’après ce que disait la Prévôté des Créatures.
La Provence, quant à elle, renfermait bien plus de sorciers, malgré sa superficie. D’après les récents sondages de la Prévôté du Territoire, elle regroupait deux cents individus de plus que la région Piémont. Ce territoire côtier était un havre de paix et de traditions maritimes. Au grand matin, des pêcheurs sorciers se mêlaient aux marins moldus et chassaient poissons, fruits de mer et artefacts insolites du fond marin. Certains prétendaient avoir trouvé un gigantesque chaudron magique de l’Antiquité quand des moussaillons moldus étaient convaincus d’avoir vu une sirène ; évidemment, c’était bien le cas. On connaissait certainement ce radieux baillage pour sa proximité évidente de l’immensité fascinante d’avec la mer, mais aussi pour ses villes aussi prestigieuses que Marseille, Orange ou encore Aix, la capitale sorcière du baillage. Si toutes ces villes gardaient leur architecture typique et méridionale, d’autres étaient secrètement dissimulées. Aussi improbable que cela puisse paraître, l’académie magique française de Beauxbâtons se trouvait au bord de la mer, non loin d’Hyères. Elle était, assurément, invisible aux yeux des moldus et demeurait le pied dans l’eau. C’était ici, dans cette école de renommée internationale qu’Aurélien Châtelain, et la grande majorité des autres sorciers français voire étrangers également, avait fait ses études. Sept années ; tel était le temps qu’il avait consacré à sa scolarité dans la plus grande école de sorcellerie d’Europe Occidentale. Il avait tout d’abord passé le diplôme de premier cycle (Brevet des Banquets) qu’il reçut après ses quatre premières années d’instruction. Cela lui permit d’utiliser la magie hors de l’Académie (avec modération du fait de sa situation sociale de mineur) et d’accéder aux études supérieures. Par la suite, il donc fut accepté en second cycle (appelé la Chasse) qui durait trois ans, et au terme duquel il obtint son Baccalauréat de Commandeur ; le destinant à un métier d’ordre de la Défense. Même s’il délaissait aujourd’hui son avenir professionnel de quartennier (policier sorcier) pour se consacrer au Quidditch, il n’en restait pas moins centré sur sa connaissance du métier. Certains pouvaient aisément le surprendre à lire une revue sorcière sur une caserne quelconque. Mais pour l’heure, Aurélien Châtelain essayait tant bien que mal de noyer sa défaite dans la boisson, dans une ville qui l’avait abattu : Avignon.

Cette ville d’histoire, de spectacles n’a jamais laissé indifférent. Même la triste défaite de joueurs de Quidditch n’aveugle pas le regard impressionné des visiteurs. Avignon, marquée par une religion moldue, garda une architecture qui ne pouvait laisser insensible. Derrière ses remparts de pierre, les ruelles anciennes et les cours intérieures des diverses tavernes sont tel un bastion incontesté d’une civilisation méridional d’exception. Elle surplombe, fière, les immenses espaces de la plaine du Rhône.

Dans une auberge, échouée dans une sinueuse allée pavée aux murs étonnamment hauts, les Flambeau Rouge, au complet, languissaient sur des chaises de bois. Tout autour d’eux, dormaient deux clés sur un blason azur. L’une était d’or et l’autre d’argent : le symbole du baillage de Provence. Aurélien Châtelain et son équipe s’était efforcé de choisir le bar le moins supporter de Quidditch puisque les Ouragans d’Avignon restaient les vedettes de la journée. Le regard perdu au loin, Aurélien observa un long pont de pierre qu’il avait déjà vu sur le blason régional de Provence.
 — J’en ai marre de la mer, finit-il par dire, en soupirant lamentablement.
 — T’es pas le seul, dit Nicolas, qu’Héloïse enlaçait.
Ils se regardèrent les uns et les autres, partageant leur déception.
Soudain, un vieux type se pointa devant le groupe. Il était plutôt grand, bien bâti, les cheveux grisonnants et une barbe apparente. Il tenait dans sa main droite un plateau sur lequel étaient disposées huit bierraubeurres.
 — C’est sûr que les montagnes sont mille fois plus belles que ces plats rivages, annonça l’homme, posant son plateau sur la table.
Les joueurs exaspérèrent.
 — Allons les gars ! Vous savez tout comme moi quelle équipe aurait du gagner si l’arbitre était doué et dénué de bon sens. Nous reviendrons pour la prochaine saison.
Un large sourire forcé se dessina sur le visage du type, marqué par l’âge. Il s’assit à côté d’Olivier Cresson et sirota sa bierraubeurre.
 — Coach, on devait gagner ! réprima Noémie, au bord des larmes.
Romaric Rohart posa sa choppe et scruta un à un ses sept joueurs, visiblement distant des réjouissances alcoolisées.
 — Tant que la flamme de la torche reste vivace, tout va bien. Aller les jeunes, oubliez cet échec. Auriez-vous réagit de la sorte si on avait perdu un autre match du classement ?
 — C’est pas pareil coach ! lança Jérémy Percheron.
Ce dernier devait avoir le même âge qu’Aurélien, environ, et portait un bouc châtain clair de la même couleur que ses épais cheveux ébouriffés. Il était assez grand, bien que dans sa position assise actuelle il était assez ardu de le constater. À cet instant, il fixait Romaric Rohart, l’entraîneur des Flambeau Rouge, de ses yeux noisette virant au jaune. Ce dernier secoua lentement la tête.
 — Les Ouragans ne savent pas voler Aurélien. Nous l’avons tous vu aujourd’hui. Le problème c’est qu’ils sont prêts à tout pour gagner leurs matchs, même à faire des tours les plus ingrats possibles, expliqua Romaric.
 — Ça c’est bien vrai, explosa Nicolas Fils. Deux cognarts dans le dos, non mais c’est pas permit ça !
Héloïse Belle s’était vue éjectée de son balai en fin de match pour cette raison précise. Mais si Romaric Rohart s’était adressé directement à Aurélien pour lui exposer son point de vue véridique concernant l’équipe régionale des Ouragans d’Avignon, c’était parce que Mathieu Auberger, le capitaine des Ouragans, était le plus grand rival d’Aurélien, dont l'opposition mutuelle ne se limitait pas qu’aux compétitions sportives. Déjà, en fin de cycle scolaire des Chasses, Aurélien et Mathieu avaient largement brisé leur amitié pour une raison qu’eux seuls connaissaient.
Ils étaient pourtant du même âge, les mêmes affinités, les mêmes… amis. Peut-être était-ce en rapport avec cela qu’ils défirent leur complicité. Aurélien était assez grand, tout en restant dans la moyenne, à son âge, et possédait d’ordinaires yeux bruns et de singuliers cheveux châtain sombre pendant jusqu’à ses joues.
 — Demain, on empreinte un tunnel de transportation pour rejoindre Aoste. Je vous conseille de vous désaltérer avant le voyage qui nous attend chez Trolls (dans les Alpes), annonça le coach.
Les joueurs sourirent à l’unisson, délaissant leur mécontentement. Cela devait certainement être du au retour à la maison ! Quoi qu’il en soit, ils agrippèrent volontiers leur choppe de bierraubeurre qu’ils amenèrent à leur bouche.

Autour d’eux, les clients et membres du vieux bar d’Avignon ne disaient rien. Ils préféraient de loin garder une clientèle aussi large que possible. À dire vrai, ils étaient là à écouter les paroles des Flambeau Rouge sans mot dire. Même s’ils avaient une affinité naturelle avec leur équipe – les Ouragans – ils ne pouvaient que reconnaître que les dires des piémontais étaient fondés, ayant regardé, comme beaucoup, le match.
Le soleil commençait à plonger dans la mer, propageant ses dernières lueurs crépusculaires à la surface de l’eau. En un instant, la ville fut baignée de teintes rose-orangées.

Héloïse Belle s’était endormie sur l’épaule Nicolas Fils qui, par ailleurs, somnolait. Ces deux là étaient fiancés, bien que la réglementation officielle interdisait aux membres d’une même équipe de partager une relation intime. Romaric Rohart, tout comme Aurélien, était passé outre cette règle, puisqu’ils avaient une pleine confiance en leurs deux joueurs. Nicolas était plus âgés que son frère, Rémi. Il avait vingt ans. Si les poils de sa tête n’étaient pas d’une longueur remarquable, ceux sous nez l’étaient un peu plus. Nicolas Fils, ou Nico, portait un élégant bouc de couleur châtain, la même nuance que ses yeux. Héloïse, elle, avait de longs cheveux châtain clair coupés en carré, qui caressaient son menton et le bas de ses joues. Elle possédait, en outre, d’impressionnants yeux émeraude. Si Nicolas était le plus âgé du lot, Héloïse était la plus jeune puisqu’elle n’avait que dix-sept ans. Autant dire qu’elle sortait tout juste de l’école.
Le frère de Nicolas, Rémi Fils, avait deux ans de moins que lui ainsi que deux centimètres en défaut. Il était blond, une crinière rebelle plus épaisse et une houppette ondulée choyait son front. Ses yeux, les mêmes que son frère, se noyaient parfaitement dans son teint de peau clair. D’ailleurs, ce jeune homme flirtait avec une jeune demoiselle, au bar, pendant que Noémie bavardait avec Olivier. Celle-ci était blonde ; les longs poils capillaires dorlotaient ses épaules féminines. Elle avait une mine ébahie, joyeuse et curieuse, de nature. Ajoutés à sa simple beauté, des yeux envoûtants d’un noisette du parfait équilibre et son amicalité permanente à toute épreuve ; elle était l’amie idéale. Olivier Cresson, était un bon gars, lui aussi. Il était plus âgé que Noémie Garnier (qui avait dix-huit ans, comme Aurélien, Rémi et Jérémy) d’un an de plus. Il était le plus grand joueur, par sa taille, de l’équipe et ses épaules étaient les plus larges. Son regard, d’autre part, était très attrayant. Ses yeux noirs et ses épais sourcils bruns lui procuraient un regard inégalable. En dehors de ses yeux, la simplicité de sa coiffure ne le rangeait pas dans les individus extravagants. Non, il avait une chevelure brune en bataille qui n’enviait aucunement celle d’Harry Potter, le si célèbre.

Romaric Rohart finit son livre sur la « Nouvelle Histoire de la France », qu’il avait emprunté à un moldu. Quand il retira son regard des mots imprimés sans magie ni plume, il observa ses joueurs en plein assoupissement.
 — C’est l’heure, les jeunes ! Direction hôtel ! lança t-il à voix haute.
Héloïse ouvrit les yeux et réveilla Nicolas, Aurélien se leva de son siège, tout comme Noémie et Olivier. Enfin, Rémi et Jérémy rejoignirent le groupe qui sortit de la taverne d’Avignon.
 — C’est où au juste ? demanda Rémi.
 — Dans la Rue des Mages d’Aix ! Où veux-tu que ce soit d’autre, andouille ? répondit l’entraîneur Romaric Rohart.
Dans chaque capitale de baillage se trouvait au moins une allée commerçante, invisible à l’œil imprévu, que seuls les sorciers connaissaient. Elle comportait généralement l’Hôtel de Baillis (un Bailli était le directeur d’un baillage. Il était élu par la localité et siègeait parmi l’un des plus importants organismes magiques français : le cercle de Brocéliandes) ainsi qu’un tunnel des transportations, permettant de rejoindre rapidement et sûrement les grandes villes sorcières de France. Mais son prix était souvent coûteux.

Après avoir transplaner jusqu’à Aix, les Flambeau Rouge pénétrèrent pour la seconde fois dans la Rue des Mages, inaccessible et invisible aux gens ne connaissant pas son existence. Rohart les guida jusqu’à l’hôtel que la bourse, que la Prévôté des Jeux leur concéda, leur permit de payer la nuit à moindre prix. Ils passeront ainsi une belle nuit dans cette auberge sorcière, avant de rejoindre leur baillage : Piémont.
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